Citation du film La couleur de la victoire

NOTRE PROJET

 
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Les valeurs véhiculées au travers du récit de l‘exploit de Jesse Owens sont toujours d‘actualité, et même plus que jamais dans une société où les inégalités, le racisme et l‘intolérance sont loin d‘avoir disparus.

Le but de l‘association est de faire connaître cette partie de la vie de l‘athlète, notamment aux jeunes générations, grâce au film „La Couleur de la Victoire“. En accord et avec le soutien de Luc Dayan, coproducteur du film, ainsi que la Fondation Jesse Owens, l‘association travaille à la diffusion du film en milieu scolaire. Un contenu pédagogique a été élaboré à l’Académie de Créteil, par une équipe de professeurs bénévoles, afin de faire naitre le débat après chaque projection.

Si le film porte sur une période complexe de l‘histoire, il ne s‘agit en rien d‘un film politique. Il présente factuellement une tranche de vie de l‘athlète dans un contexte historique bien connu de tous, tout en laissant le soin aux spectateurs de porter un regard critique sur ce qu‘il lui est arrivé, et où en est notre société plus de 80 ans après. L‘occasion idéale pour susciter la réflexion de jeunes générations sur des sujets liés à des valeurs fortes: la tolérance, le respect, le dépassement de soi, la fraternité...

 

L‘expérience initiée par le Val-de-Marne dans les collèges de l’Académie de Créteil, vise à s’étendre à toute la France - 63.000 établissements publics et 12.300 privés - avec l’aide du Comité National Olympique et Sportif Français et des régions de France et de leurs départements.

En se servant de l’expérience positive en France, nous espérons que d‘autres pays francophones notamment sur le continent africain et au Canada, déploieront le projet. Le film est disponible dans plusieurs langues, le projet pourrait même donc s‘étendre bien au-delà des pays francophones.

Association-733 Projet Ecoles

HISTORIQUE QUAND L’UTOPIE DEVIENT RÉALITÉ

Selon Christian LOPES, président de l’association 733, c’est souvent une alchimie qui dans le sujet qui nous concerne, tire ses racines de diverses rencontres et conjonctures favorables.

À l’automne 2016 son ami Christian Cordier, professeur EPS au Collège International de Noisy-le-Grand, l’invite à assister à la projection du film « La Couleur de la Victoire » au cinéma Le Bijou à Noisy-le-Grand, à l’intention des élèves du collège. Il découvre une œuvre cinématographique historique passionnante et émouvante tout à la fois. À la fin de la projection les réactions des élèves le confortent dans l’idée que la belle aventure de Jesse Owens porte des valeurs humaines, culturelles et sociales que l’on se doit de transmettre aux jeunes générations.

 

En concertation avec Christian Cordier, il décide de proposer aux membres du Comité Olympique et Sportif du Val-de-Marne (CDOS 94), dont il assure la présidence à l’époque, d’examiner un projet qui devrait déboucher sur une large diffusion auprès des enfants. Il y aura débat, ce qui est naturel, mais les représentants de l’Union Nationale du Sport Scolaire (UNSS) et de l’Union Sportive de l'Enseignement du Premier degré (USEP) du Val-de-Marne viennent renforcer le soutien dont il a besoin pour poursuivre l’idée.

 

L’année scolaire 2016/2017 est placée sous le signe de « L’Olympisme de l’Ecole à l’Université » pour renforcer la candidature de Paris aux JO 2024. Le Rectorat invite les représentants du mouvement sportif des départements de l’Académie (93,94 et 77) à un Copil où diverses idées d’animations doivent être proposées. Jean-Marc Serfaty, inspecteur IA-IPR d’Education Physique et Sportive, lui donne l’occasion de s’y exprimer et de présenter le projet de diffusion du film auprès des élèves des collèges de l’Académie de Créteil. Son soutien permet d’envisager des projections au sein des établissements scolaires volontaires à l’aide d’un DVD.

 

Bien entendu la proposition soulève des remarques sur la pertinence du projet en termes financiers et aussi de modalités administratives. Pour trouver des solutions à ces deux problèmes il prend contact directement avec le producteur, Luc Dayan, par l’intermédiaire de Pascal Boniface, directeur de l’Institut de Relations Internationales et Stratégiques (IRIS), qui accepte bien volontiers une première rencontre où ils font connaissance. Le courant passe bien… Plusieurs contacts vont suivre dont la plus déterminante sera celle avec Jean-Marc Serfaty à qui Luc Dayan fait une proposition financière qui rend le projet faisable, sauf avis contraire du Rectorat. Bonne nouvelle celui-ci accepte l’idée officiellement.

 

Le CDOS 94 se mobilise pour participer de son côté à la projection du film dans les villes du département. Une vingtaine acceptent de favoriser la diffusion dans des cinémas municipaux au prix symbolique de 1€ par spectateur. Parallèlement il profite d’une conjoncture favorable pour trouver des financements auprès du Centre National du Développement du Sport (CNDS) et l’Héritage de Paris 2024, en s’appuyant également sur la directive interministérielle « Mobilisé contre le racisme et l’antisémitisme ». Tout va aller très vite dès lors qu’il rencontre Monsieur Thierry Leleu, Préfet du Val-de-Marne, qui est très sensible à l’idée et au projet qu’il lui présente. Il demande aussitôt à ses services d’apporter l’aide nécessaire pour que les demandes reçoivent un avis favorable, ce qui sera fait. De son côté, le Conseil Général du Val-de-Marne, en la personne de Madame Evelyne Rabardel, 1ère vice-présidente en charge de la culture et des collèges, lui apporte une aide financière pour le département 94, les autres départements suivront la même voie.

 

Pour aller encore plus loin une réunion se déroule au Ministère de l’Education Nationale à laquelle participeront Denis Masseglia, président du Comité National Olympique et Sportif Français (CNOSF), Luc Dayan, producteur du film, Jean-Marc Serfaty et Christian Lopès. L’accueil fut chaleureux, il s’agissait d’un premier contact qui en raison des élections nationales à venir ne pût se poursuivre.

 

Luc Dayan, apprenant que Christian Lopès ne se représenterai pas à un nouveau mandat au CDOS 94, lui suggère de fonder une association pour développer cette initiative et d’en assurer la présidence. C’était une marque de confiance qui le touche et son acceptation signifie également l’occasion de poursuivre ainsi l’aventure et de conforter l’amitié qui était née, mais aussi d’aller au bout de son idée. La présence de Marie-José PEREC qui a immédiatement accepté d’être la prestigieuse marraine de l’association, et la longue liste des membres d’honneur ne pouvaient que le conforter dans ce choix.

 

Depuis les contacts tels que le Ministère des Sports, de la Culture et de l’Education Nationale, le CNOSF, Paris 2024, le CNDS, se poursuivent, les soutiens se confirment (Caisse des Dépôts et Consignation, Monsieur Laurent Ouazana…), et les initiatives se multiplient afin que l’idée se concrétise au niveau national, voire international. Bref, ce qui était sans doute une utopie devient une réalité. C’est pour cela que Christian Lopès tient à remercier toutes les personnes qui se sont investies à ses côtés.

LE FILM

L’idée de faire un film sur l‘exceptionnelle aventure de Jesse Owens a germé en 1991, lorsque Luc Dayan a découvert un peu par hasard l’histoire de cet athlète. Il filmait alors avec une caméra à l’ultra-ralenti pour Canal+ le grand Carl Lewis lors du meeting d’athlétisme de Villeneuve d’Ascq. Les médias faisaient la comparaison entre lui et Jesse Owens en regard de leurs 4 médailles d’Or olympiques obtenues dans les mêmes disciplines (100m/200m/Longueur et 4x100m).

Ce qui a tout de suite intéressé Luc Dayan, c’était de comprendre comment un Afro-Américain avait pu se retrouver à Berlin en 1936, et ce qui avait « buggé » dans la propagande nazie pour que cela fût possible. Luc l’a découvert dans un livre qu’il s’était procuré à l’époque. Il a lu la petite histoire dans l’ombre de la grande et s’est promis d’en faire un film, un jour…

Puis, en 1996, à l’occasion des JO d’Atlanta (60 ans après les JO de Berlin), Luc a produit « Hommage à Jesse Owens et Carl Lewis », un court métrage de 60 secondes qui a été plusieurs fois primé.

Plusieurs années plus tard, en 2011, il a décidé de s’atteler enfin à ce projet de long -métrage, dont il a trouvé tout de suite le titre, « RACE ». Grâce à Jean Charles Lévy et Nicolas Manuel, dont c’est le métier de « fabriquer » des films indépendants en langue anglaise, et le soutien financier de nombreux amis passionnés de sport, Luc a réussi à boucler le budget du film (26 Millions d’Euros), dans le cadre d’une co-production germano-canadienne.

Il est important de préciser que ce film ne retrace pas la vie de Jesse Owens. Il commence quand Owens rentre à l’Université de l’Ohio et rencontre le coach Larry Snyder (qui va le préparer pour participer au JO de Berlin 1936) et se termine peu de temps après les JO de Berlin. Les faits qui y sont décrits sont tous conformes à la vérité historique. La famille de Jesse Owens a été associée dès les premiers instants à la production.

C’est un film sur le Sport dont Jesse Owens est le héros certes, mais qui parle d’efforts, d’amitié, de chance, de compromissions, de racisme, de manipulations, voire de corruptions, thèmes qui sont toujours d’actualité de nos jours.
 

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Bande annonce du film

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